Je déménage !!!

Samedi 9 février 2013 à 17:07

Parce qu'il y en a vraiment RAS-LE-BOL des bugs continuels de Cowblog (sans jamais aucune explication, évidemment), je déménage.
Je voulais continuer à alimenter ce blog, mais, alors que j'étais en train de mettre en page une chronique, la plateforme a connu un énième problème. Trop c'est trop. C'est fini, tout sera dorénavant mis en ligne sur le nouveau blog... sur Wordpress ! J'espère que ça vous plaira et que vous me suivrez
dans ce nouveau petit chez moi !




Le Quinze Littéraire (5)

Mardi 15 mai 2012 à 18:38

Cinquième numéro du Quinze et surtout, deuxième numéro du deuxième trimestre ce qui veut dire...
numéro dédié à un jeune auteur !

J'espère qu'une nouvelle fois, ça vous plaira ! Si vous avez une quelconque remarque,
suggestion ou réclamation, n'hésitez pas, les commentaires et la boîte de contact sont là pour vous !







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"Alias Roudoudou"




http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/LeQuinzeLitteraire/5435043364066295210107568205133059672956917542n.jpgToutes les photos de cette série sont l'oeuvre de Yann Cielat. Je vous conseille
d'aller jeter un oeil sur son travail : son Site et son Facebook.




http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/LeQuinzeLitteraire/Quisuisje-copie-1.jpg

1 - Vous croisez un extra-terrestre, il vous dit : "vous êtes qui ?", vous répondez quoi ?
Je lui réponds : Bonjour, je suis Rodolphe, un habitant de la planète Terre. On ne s’est pas déjà rencontré ? Je demande ça parce que des extraterrestres, j’en croise tous les jours dans le métro, dans la rue,…

2 - Vous auriez aimé ressembler à qui quand vous étiez petit ?
J’aurai aimé ressembler à Shiryu, le chevalier du Dragon. C’est un personnage calme, réfléchi et épris de justice.

3 - Par amour, seriez-vous prêt à arrêter d'écrire ? A cacher quelqu’un que votre conjoint vient de tuer ?
Difficile de répondre à la première partie de votre question… J’aurais tendance à dire que si une personne me demandait d’arrêter d’écrire, c’est qu’elle ne m’aime pas vraiment…
En revanche, pour ce qui est de cacher un corps par amour, pas de problème, on peut compter sur moi !

http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/LeQuinzeLitteraire/nostalgie.jpg4 - Seriez-vous capable de tuer quelqu'un ?
Je pense que l’être humain peut être incroyable. Tuer quelqu’un ? Disons que je n’en ai pas vraiment envie mais je ne peux affirmer que je n’en serais pas capable. Le malheur ou la colère peut nous pousser à faire certaines choses…

5 - Si vous étiez président, quelle serait la première loi que vous feriez voter ?
Pas d’idée pour cette question… ou trop d’idées !!!

6 - Dernier coup de cœur ?
Un petit bonhomme de 52 cm.

7 - Si vous étiez une histoire, un livre ou un conte ?
Le Petit Prince. Je me plairais sur l’astéroïde B 612.

8 - Héros et héroïne dans la fiction ?
Le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, héros crée par Fred Vargas. Si j’avais continué mes études pour devenir commissaire de police, j’aurais aimé être comme lui.

9 - Quelle est votre expression favorite ?
Ce n’est pas vraiment une expression, mais plutôt une forme d’adage : Ne te compliques pas plus la vie qu’elle ne l’est déjà.

10 - Votre mot préférez ? Le mot que vous détestez ?
Mon mot préféré est le mot « coïncidence » : j’aime la sonorité de ce mot et ce qu’il signifie. Les coïncidences, je trouve cela magique ! Je déteste le mot « échec » : c’est un mot qui sonne comme un coup de fouet, comme une condamnation et qui vous colle à la peau…

11 - Quel est votre rêve de bonheur ?
Passer mes journées à écrire, dans ma Drôme natale, entouré de ma famille.

12 - Quelle question auriez-vous aimé que je vous pose ?
L’écriture enferme-t-elle ?







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à Monsieur Fontaine ?



Après Anne Denier en février, j'avais envie d'offrir un Quinze Littéraire à un auteur que j'apprécie. Avant d'apprécier la plume, c'est l'homme derrière l'écrivain que j'ai eu plaisir à suivre au détour de ses statuts postés sur Facebook.

Je ne sais plus comment nous sommes arrivés dans les "amis" l'un de l'autre ni à partir de quand nous avons échangé mais les faits sont là. Sans doute un tour du destin. Oui, oui, j'y crois !
Et si je parle de destin c'est parce que, et certains d'entre vous le savent déjà puisque je l'ai déjà dit, par le plus grand des hasards, j'ai indiqué l'existence d'une maison d'édition (Les 2 Encres) à Rodolphe et celle-ci a publié son deuxième livre ! Les hasards de la vie, le destin, je ne sais pas comment on peut appeler ça mais c'est une jolie histoire dans ma vie de blogo-lectrice et je la garde bien précieusement dans mon petit coeur.

Et puis, ajoutez à cela la gentillesse de l'auteur et de bons goûts musicaux (je me base sur les liens postés sur Facebook) et vous avez l'intégralité du pourquoi du comment de ce choix.






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Mortelle Tutelle, TheBookEdition.com, 2009. Pour l'acheter.

Méloë. "Alors que plus je lis de thrillers/polars, plus je trouve d’occasions de râler après l’intrigue et/ou le dénouement, ici même si on n’est pas à la pointe de l’originalité sur ce point l’ensemble fonctionne bien, avec logique et cohérence, dans un cadre en outre rarement traité. Un thriller à découvrir donc."
Ma Bibliothèque bleue. "Des descriptions très visuelles qui donnent au récit une cruelle réalité. Ajouté à cela une intrigue finement déroulée avec un rebondissement complètement inattendu, vous obtenez un bon roman très agréable à lire. J'espère même une suite à cet opus !"
Ivre de Livre. "On est rapidement captivé par l’intrigue avec ce livre très bien rythmé. J’ai lu ce roman avec avidité afin de connaître un final très surprenant. L’auteur nous réserve une fin insoupçonnable."


Nostalgie, quand tu nous tues, Les 2 Encres, 2012. Pour l'acheter.

Mon avis. "Une petite enquête à la française bien menée qui prend son temps pour se lancer mais qui ensuite mène le lecteur sans temps morts jusqu’à la dernière page. L’affaire en elle-même n’est pas des plus impressionnantes et le dénouement ne m’a pas surprise outre-mesure mais je retiens surtout de cette lecture, les figures des deux enquêteurs (surtout Hippolyte) et leur amitié. Deux personnages attachants qui apportent humour et fraicheur dans cette vague de crimes…"
Ma Bibliothèque bleue. "Je me suis laissée embarquée jusqu'au bout de la nuit par le roman de Rodolphe Fontaine. Une intrigue franco-normande sans grande surprise mais qui prend le lecteur en otage dès les premières lignes. Pas de temps mort, juste quelques cadavres pour un duo d'enquêteurs que l'on a du mal à identifier comme des héros ou des anti-héros ... Quoi qu'il en soit, l'humour qui caractérisait déjà Mortelle tutelle est toujours au rendez-vous. Ajoutez à cela quelques joutes verbales qui donnent au polar un côté littéraire sympathique, vous obtenez un thriller "pas piqué des hannetons" !



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Quand on lui pose la question, voilà la réponse :
"J'ai d'autres projets en tête (au moins 3) mais je travaille surtout sur un roman. J'envisage également d'écrire une deuxième aventure d'Hippo et Marius (j'ai un début de scénario...). Par contre, comme je travaille par ailleurs et que j'ai une vie de famille bien remplie, je n'écris pas vite (2 ans pour Nostalgie...). Sinon, j'envisage d'autoéditer un recueil de nouvelles avant la fin de l'année..."

Voilà qui devrait ravir les lecteurs de Mortelle Tutelle et Nostalgie, quand tu nous tues. J'avoue que l'idée de retrouver dans une nouvelle aventure, Marius et Hippolyte - les deux héros de Nostalgie... - me plaît particulièrement !







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Rodolphe a proposé de nous faire un petit top 5 de ses oeuvres préférées (Livres, Cinéma et musique). L'idée m'a beaucoup séduite et je pense la reprendre régulièrement. Je trouve qu'on apprend beaucoup de quelqu'un grâce à ses goûts... et puis c'est aussi l'occasion, pour les curieux que nous sommes, de découvrir de nouveaux livres, de nouveaux films et de nouveaux albums ! Alors, des goûts en commun avec notre auteur du jour ?



Pas de grands classiques dans ce classement, que des livres
que je n’ai pu lâcher avant de les avoir terminés…

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1°/ Salem de Stephen King :
c’est LE livre qui m’a donné envie d’écrire. Depuis sa découverte, je l’ai relu au moins 20 fois. Je le relis actuellement et me suis rendu compte que mon 1er roman (un roman fantastique inachevé) a de troublantes ressemblances avec Salem…
2°/ Mort sur le Nil d’Agatha Christie : mon roman préféré de la Reine du Crime. J’adore l’imagerie et l’ambiance de ce livre.
3°/ L’Agneau de Christopher Moore : cet auteur est le roi du roman noir déjanté. Dans ce livre, il imagine ni plus ni moins 18 ans de la vie de Jésus, une vie faite de voyages, de magie, de Kung Fu, de démons et de filles libérées. J’aimerais pouvoir oser comme cet auteur.
4°/ Funérarium de Brigitte Aubert : j’ai découvert cette auteure avec ce roman et depuis, je ne l’ai plus quittée. J’aime particulièrement ce roman pour les rapports humains qu’il décrit et la confrontation entre deux mondes.
5°/ Sous les vents de Neptune de Fred Vargas : j’aime toutes les aventures d’Adamsberg mais celle-ci m’a particulièrement marqué, pour les rapports ambigus entre le commissaire et son acolyte Danglard.




Dur de faire un choix, j’ai été obligé d’écarter certains films que j’adore
comme Une nuit en enfer, Les dents de la mer, Rosemary Baby, Usual Suspect, Seven…

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1°/ L’Exorciste de William Peter Blatty : la première fois que j’ai vu ce film, j’avais 13 ans. J’ai été profondément marqué par sa vision et si je n’écris pas de romans fantastiques et/ou horrifiques, c’est parce que j’estime qu’il est impossible de faire mieux que L’Exorciste !!
2°/ Le Bal des Vampires de Roman Polanski : ce que j’aime particulièrement dans ce film, c’est le fond d’humanité présent chez les vampires. Ou comment des personnages surnaturels se comportent comme des gens ordinaires…
3°/ Moulin Rouge de Baz Luhrmann : un film d’une intensité dramatique extraordinaire, je n’arrive pas à retenir mes larmes à chaque vision… Et puis il est en parti inspiré du très bon roman « La Dame aux Camélias » d’Alexandre Dumas fils.
4°/ The Fall de Tarsem Singh : une superbe histoire, un visual exceptionnel, des décors époustouflants, une musique enivrante… Si vous ne connaissez pas ce film, je vous invite à le découvrir rapidement.
5°/ Le Chien des Baskerville de Terence Fisher : parce qu’un des plus grands films de la Hammer… parce que Peter Cushing et Christopher Lee… parce que le brouillard dans la lande… parce que la Bête… parce que ce film suggère la peur…




Attention les oreilles, j’ai des goûts hétéroclites…
 

http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/LeQuinzeLitteraire/TOPMUSIQUE.jpg1°/ L’album « September of My Years » de Frank Sinatra : j’aime tout du crooner-mafieux, sa musique, sa voix, ses films,… Si j’ai choisi cet album, c’est parce qu’il contient le titre « It was a very good year », ma chanson préférée du Ol' Blue Eyes.
2°/ L’album « White On Blonde » de Texas : il n’y a que du bon, sur cet album, je peux l’écouter en boucle, toute la journée…
3°/ L’album « A kind of Magic » de Queen : Queen est un groupe incroyable, leurs albums sont extraordinaires car ils ne comportent que des tubes, qui n’ont quasiment pas vieillis alors qu’ils ont, pour les plus anciens, presque 40 ans ! J’affectionne cet album car c’est la bande originale du film Highlander dont j’ai beaucoup aimé l’univers plus jeune.
4°/ L’album « No Need to Argue » des Cranberries : Ah…. Dolorès O’Riordan, quelle voix !!! J’adore cet album composé de ballades aux résonances irlandaises et de véritables morceaux rock… Et puis il y a Zombie…
5°/ La chanson « Alter Ego » de Jean Louis Aubert : dès les premières notes de cette chanson, je pense à un être cher disparu trop tôt… Il ne se passe pas une semaine sans que j’écoute ce titre… et que je pleurs…

 





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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/LeQuinzeLitteraire/unepetiteanecdote.jpgEt c'est lui qui le dit...
(Les filles, il faut aller faire des concours de pétanque...)

Pour notre première sortie officielle en amoureux, j’ai emmené ma femme dans… un concours de pétanque !!! Je sortais d’une nuit blanche et j’ai terminé bon dernier, ayant même été battu par des enfants de 12 ans ! Elle ne m’en a pas tenu rigueur puisque cela fait 13 ans que nous sommes ensemble.

Un surnom : Roudoudou. Il me suit depuis mes années fac et a contaminé tout mon entourage proche. Même ma belle-mère m’appelle Roudoudou !!

 





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Si cet article vous a plu et si vous avez envie d'en savoir plus sur Rodolphe Fontaine, d'aller lui faire un petit coucou sur sa page Facebook ou de commander ses livres, voilà quelques liens qui pourraient vous être utiles...

Une interview sérieuse... et une un peu moins ! L'occasion d'apprendre quelques petites choses sur le travail d'auteur de polars, sur l'origine des personnages... mais aussi la réponse à la grande question "Pourquoi ces prénoms, Marius et Hippolyte ?"...
La Page Facebook de l'auteur (allez lui faire un petit coucou !). Monsieur Fontaine est particulièrement présent sur Facebook (bouh c'est pas bien ! il faut écrire au lieu de traîner sur les réseaux sociaux !) et aime bien poster des liens Youtube...
Pour acheter Mortelle Tutelle et voir plusieurs avis de lecteurs en commentaires (sur le site TheBookEdition.com) et/ou Nostalgie, quand tu nous tues (sur le site des éditions Les 2 Encres). Vous pouvez aussi, je pense, passer directement par l'auteur pour lui demander un exemplaire (dédicacé ?).




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EDIT 17/05/12 : Et si vous souhaitez découvrir Rodolphe en vidéo,
je vous invite à regarder
cette petite interview !







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Comme les quatre fois précédentes, voilà le moment de vous faire découvrir l'auteur, cette fois Rodolphe Fontaine, en vous faisant gagner deux de ses livres. Oui, oui, j'ai bien dit deux.

En effet, l'auteur a très gentiment offert un exemplaire dédicacé de
Nostalgie, quand tu nous tues
et je vous en offre un (dédicacé également).
Il y aura donc deux gagnants !


J'aimerais, si possible, faire gagner uniquement des gens que je connais un minimum (qu'on se soit croisés sur nos blogs respectifs, sur Livraddict, Twitter, Facebook ou même dans la "vraie" vie,...). Mais, si je ne vous connais pas, vous pouvez tout de même tenter votre chance ; il suffit d'avoir vraiment envie de découvrir Rodolphe Fontaine et d'être un minimum poli. :)
Ceux que je connais bien auront une chance de plus d'office (leur nom apparaîtra deux fois dans le tirage au sort).


Pour participer, il suffit de faire un peu de publicité sur la toile à l'auteur ! Tout est permis : sur votre blog, Facebook, Twitter, Hellocoton... Vous pouvez partager cet article ou n'importe quel(s) lien(s) en rapport avec Rodolphe Fontaine et ses livres. Le but est de lui offrir une petite visibilité sur la toile pendant quelques jours ! Je compte sur vous !


Vous pouvez me faire parvenir votre participation (et la preuve de votre partage) par email – melisende(at)hotmail.fr - ou en utilisant le formulaire de contact (le module est dans le menu à gauche). Un minimum de politesse sera grandement apprécié (je ne suis pas une machine).

Le "concours" est ouvert à tous (l'auteur enverra les deux livres partout dans le monde) jusqu'au dimanche 27 mai 2012 à midi. Je procèderai au tirage au sort (grâce à un logiciel, je pense) dans l'après-midi et contacterai les gagnants dans la foulée.


 
Bonne chance !

Notre-Dame-des-Lettres de Fémi PETERS

Vendredi 11 mai 2012 à 19:07

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Notre-Dame-des-Lettres
de
Fémi PETERS
(Challenge S.T.A.R.)
Books on Demand,
2011, p. 383

Première Publication : 2011


Pour l'acheter : Notre Dame-des-Lettres



Le site internet



Fémi Peters est née en 1984.
Notre-Dame-des-Lettres est son premier roman,
publié aux éditions BOD dans le cadre d'un concours
qui lui a donné droit à 3 exemplaires gratuits et à
une présentation de son livre au Salon du livre
de Paris (du 18 au 21 mars 2011).



Merci à Fémi Peters pour cette découverte...

 



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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Lmarron.jpg'adolescent, fasciné, avait écouté le guide régional leur parler d'un couvent un peu particulier qui se trouvait à l'orée du village. Un couvent qui n'accueillait que des écrivains...



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'
http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Lmarron.jpga magie de ce blog c’est que parfois, des auteurs me contactent et me proposent leurs ouvrages en échange d’un peu de promotion et je ne les en remercierai jamais assez. De cette façon j’ai déjà fait de merveilleuses découvertes (j’espère qu’il y en aura encore beaucoup d’autres) et Notre-Dame-des-Lettres de Fémi Peters ne fait pas exception à la règle.
Le petit résumé de l’auteur me tentait, j’ai donc accepté avec grand plaisir de recevoir ce livre voyageur. Malgré une ou deux choses qui m’ont parfois gênée lors de ma lecture, je garde de celle-ci, dans l’ensemble, un très bon souvenir.

La quatrième de couverture n’offrant qu’un court extrait qui ne dévoile pas grand-chose, permettez-moi de vous faire un rapide résumé de cette histoire.
William dit Willy, a 16 ans. Une visite culturelle anodine va changer sa vie. Il apprend l’existence du très spécial couvent Notre-Dame-des-Lettres, unique en son genre, réservé uniquement aux écrivains. C’est décidé, il veut y entrer et parvient à convaincre ses parents. Devenant le plus jeune novice de l’histoire des lieux, Willy est une bénédiction pour certains frères, une tempête dévastatrice qu’il vaudrait mieux contenir pour d’autres. Mais Gabrielle, la Mère supérieure du couvent, se prend d’affection pour ce fils qu’elle aurait aimé avoir et encourage toutes ses initiatives… ou presque !

Notre-Dame-des-Lettres offre donc l’histoire de Willy, de son entrée au couvent à… plusieurs années plus tard, devenu un homme adulte sage et apaisé… ou presque !
Fémi Peters nous propose, sur presque 400 pages, de suivre l’évolution de ce héros qui se donne corps et âme à la grande déesse Littérature, faisant vœu d’écriture, de lecture et de culture. Enfermé dans ce lieu clos, c’est l’occasion pour Willy de réfléchir sur sa vie et son but, d’écrire et surtout de grandir… A Notre-Dame-des-Lettres il découvre l’amitié, la jalousie, l’agitation des nuits d’inspiration et le supplice de la page blanche. A Notre-Dame-des-Lettres, Willy se construit et construit son œuvre.

http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Auteurs/femipeters.jpgLe côté roman initiatique m’a plu et j’ai apprécié l’originalité de « l’intrigue ». Sans compter qu’un lieu pareil, ça a de quoi faire rêver (enfin, personnellement, me retirer dans un lieu tranquille pour lire, écrire et me cultiver toute la journée, je ne dirais pas non…) mais c’est là que quelques petites choses sont venues me gêner. Je m’explique.
Je ne suis pas contre le fait d’élever la littérature au statut de déesse et de créer une religion pour la servir. Cependant, il me semble que la littérature est avant tout une affaire de partage et d’expériences. A mon sens, un bon écrivain se doit d’être ouvert aux autres, de rencontrer des gens, de voyager, de vivre des aventures et des émotions qu’il pourra ensuite utiliser dans ses œuvres… Or, ici, les écrivains du couvent ont interdiction de sortir du couvent et interdiction d’échanger avec l’extérieur, ce qui pourrait les « polluer » (donc pas d’internet, pas de télévision mais des DVDs…). A mon avis, ça ne peut pas fonctionner. A moins de s’appeler Emily Brontë, comment peut-on réussir à parler de choses dont on ne connait rien ? Comment parler d’amour, par exemple, sans jamais avoir vécu une relation (là encore, à moins d’avoir du sang Brontë dans les veines…) ?
Dans le même ordre d’idées, j’ai du mal à croire que 50 personnes (hommes et femmes mélangés) vivant sous le même toit des années durant et surtout sans possibilité de sorties, ne se sautent pas dessus. Sans être des animaux, ce serait quand même un comportement humain, non ? Et apporterait des expériences pour tous ces écrivains… Fémi Peters explique bien que Willy est parfois un peu démangé, mais il cligne des yeux et hop, il passe à autre chose.
Bref. Là où le bat blesse avec ce titre, c’est que je ne parviens pas à assimiler « écrivain » avec  « couvent strict ». Si encore les écrivains vivaient dans ce lieu de recueillement avec la possibilité de s’ouvrir au monde extérieur et donc de vivre un peu… là d’accord. Mais ce n’est pas le cas.

J’ai aimé suivre les aventures de Willy et son évolution au sein de la communauté mais j’avoue tout de même que je n’ai jamais vraiment réussi à m’attacher à lui. Je l’ai toujours senti très éloigné et je pense que c’est une des conséquences de l’utilisation du point de vue externe. L’empathie serait sans doute plus grande si le lecteur se retrouvait dans la tête du héros (avec le « je »).
En revanche, je félicite Fémi Peters pour sa maîtrise des ellipses narratives. Des années se sont parfois passées entre deux courts chapitres mais le lecteur n’a pas de mal à replacer les éléments dans leur contexte.
De façon générale, Notre-Dame-des-Lettres est un texte plutôt bien écrit et agréable à lire. A noter les nombreuses références à la littérature grâce aux citations éparpillées dans le texte, celle de fin résumant parfaitement le sentiment de beaucoup d’entre nous : « Quand je pense à tous les livres qu’il me reste encore à lire, j’ai la certitude d’être encore heureux. » (Jules Renard)


Pour conclure. Une idée de base originale et bien trouvée pour ce texte initiatique qui aurait gagné en profondeur et émotions si le héros, Willy, était un peu plus abordable, empathique. Certains aspects religieux liés à l ’idée que je me fais d’un écrivain, m’ont un peu dérangée mais les nombreuses références littéraires offertes par Fémi Peters et la plume de celle-ci m’ont permis de gommer légèrement cet aspect négatif.
Je pense que si à votre tour, vous souhaitez recevoir Notre-Dame-des-Lettres, vous pouvez contacter Fémi Peters.


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Eclipse Lunaire, Tome 1 :
Phenix & Lukaina
de
Agnès K. MONGILI
(Challenge S.T.A.R.)
Editions Nergäl,
2012, p. 274

Première Publication : 2012


Pour l'acheter : Eclipse lunaire, T. 1



La vie d'Agnès K. Mongili a basculé le jour où elle a découvert un livre des Chevaliers de la Table Ronde. Dès ce moment précis, elle a dévoré chacune des pages qui se présentaient à elle. Dragons, loups-garous, fées et super héros ont bercé son imagination et peuplé ses rêves.
Animée par une profonde envie de créer ses propres récits, elle a su trouver son véritable univers et laisser son imagination courir sur le papier. Elle vit en Suisse, où elle continue d'alterner lecture et écriture.



Merci à Marina des Editions Nergäl pour cette très bonne surprise !

 



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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Auteurs/Mrouge.jpgon nom est Ashandia Parker et je suis un Phénix. Selon la légende, le Phénix est un oiseau fabuleux qui s’immole par le feu et renaît de ses cendres. « Fabuleuse », tout dépend de mon humeur et de ma bonne volonté. « Oiseau », le jour où j’ai de vraies plumes sur le dos, je me prends en photo et je vous en offre avec dédicace ! Pour le reste, y’a de l’idée…
Jusqu’à maintenant, ma vie se résumait à survivre dans une ville où tout un tas de types pas très recommandables aurait eu grand plaisir à faire la peau à une Inaltère en voie de disparition comme moi ou, à défaut, à tenter de coucher avec moi. Enfin, ça, ça concernait surtout cet abruti de Seigneur Dragon d’Homayoon
Aujourd’hui, mes préoccupations précédentes ont pris du plomb dans l’aile, tout comme la paix qui régnait jusque-là au sein de la communauté Inaltère de la région. La rébellion gronde, les trahisons s’élèvent et, avec elles, les têtes tombent. Les loups sont sur le pied de guerre et la chasse au traître a été ouverte.
De mon côté, je pourrais me contenter de pleurer les morts et de m’immoler de rage ou de tristesse, mais ma rencontre avec une certaine Eilidh Walden va chambouler mes plans. Bien plus, en fait, que tout ce que j’aurais pu m’imaginer…




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'
http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Erouge.jpgn ce qui concerne la bit-lit, j’ai un avis mitigé. Depuis ma découverte du genre il y a deux ou trois ans, j’ai lu du bon (Mercy Thompson) comme du mauvais (Riley Jenson, Anita blake et d’autres…). Je suis toujours curieuse de lire d’autres sagas mais je me méfie.
J’ai donc ouvert ce premier tome de la saga Eclipse Lunaire de Agnès K. Mongili avec des exigences… et je dois avouer que j’ai été très agréablement surprise ! Aussi bien par l’univers que les personnages. Le livre en tant qu’objet est, qui plus est, soigné (la mise en page est agréable) et travaillé (quasi aucune coquille, j’ai seulement vu une faute de frappe il me semble). Bref, si toutes les publications des éditions Nergäl sont de cette qualité, la maison n’a absolument rien à envier à Milady, reine du genre !

Ce qui peut me gêner lorsque je lis de la bit-lit, c’est l’héroïne (il me semble ne pas en avoir lu avec un héros) souvent trop masculine ou pire encore, trop vulgaire (c’est d’ailleurs essentiellement à cause de cet aspect que je n’aime pas Anita Blake).
Je redoutais donc de rencontrer Ashandia. Alors certes, elle a un côté un peu rentre-dedans mais j’ai eu plaisir à découvrir, au fil des pages, un côté fragile qui la rend très attachante. Recueillie quelques années plus tôt par un groupe « d’hommes » qui ont promis de la protéger, elle n’est pas vraiment libre de ses mouvements et se sent redevable envers ses « sauveurs » qu’elle déteste. C’est une combattante qui garde une grande part d’innocence malgré tout. Ashandia est une héroïne qui m’a surprise et a su me convaincre.
Mais ce n’est pas tout ! Figurez-vous qu’après 80 pages en compagnie de la jeune femme, on change d’horizons et nous voilà en compagnie d’Eilidh… une deuxième héroïne ! Plus forte, plus dominante que la précédente, elle est une des dirigeantes de son clan, essentiellement masculin lui aussi… Avec son caractère bien affirmé (mais pas trop non plus), elle sait s’imposer et a su me convaincre, à son tour.
Ces deux héroïnes sont différentes et pourtant plus identiques qu’elles le pensent… complémentaires.

Côté personnages secondaires, essentiellement masculins donc, j’avoue que j’ai été surprise de découvrir leur personnalité développée et complexe malgré leur grand nombre. Je pense notamment à Jaym, protecteur officiel d’Ashandia, qui a euh… deux faces. C’est bien trouvé, bien pensé et bien mené. Homayoon est également un personnage important dans le quotidien de la demoiselle et autant dire que l’auteure parvient à nous le faire détester sans problème. Cependant, j’espère qu’il cache plus de choses derrière son comportement haïssable…
On peut retenir également deux noms autour d’Eilidh : Alberic et Duncan. Le premier ne parle pas beaucoup mais il en impose. C’est l’alpha. Je le sens protecteur et déterminé. J’espère en apprendre davantage sur lui dans le tome suivant parce qu’il m’intrigue drôlement ! Le deuxième, seul ami humain de la jeune femme, ne le reste pas longtemps et rejoint les rangs… et il a un sacré potentiel de dominant ! J’ai également hâte de savoir ce qu’il va devenir. Il y a un troisième homme dans la vie d’Eilidh : Piotr. Il est très présent, très important, mais contrairement aux deux précédents qui sont beaucoup plus discrets, il m’a moins marquée…
Je n’oublie pas de citer Calixa, seule autre créature féminine de l’histoire… ATTENTION SPOILER (il faut surligner la suite) [Dès le début je ne la sentais pas… la révélation n’a donc pas été une énorme surprise dans le principe, mais l’histoire qui va derrière si, par contre !]
Vous l’aurez compris, Agnès K. Mongili nous offre des personnages travaillés et complexes (et je ne vous ai pas parlé de tout le monde !), qu’ils soient principaux ou secondaires ; ce n’est que du positif !

http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Auteurs/AgnesKMongili.jpgEn découvrant les personnages, on découvre également leur nature surnaturelle. Même si j’aurais aimé en savoir plus sur chaque race - ce qui arrivera sans doute par la suite -, j’ai été charmée par l’originalité dont l’auteure fait preuve. En bit-lit, on est habitué aux indémodables vampires et loups-garous et là… alors oui, on a des vampires et des loups, Eilidh est d’ailleurs une louve avec une place importante dans sa meute (deuxième lieutenant), mais on rencontre également des dragons, un phénix et une licorne ! Ces deux derniers sont des Inaltères (créatures surnaturelles) en voie de disparition, d’où la surveillance rapprochée que leur offrent les dragons. Ces derniers sont les big-boss pas commodes de l’histoire. Leur passé est plein de zones d’ombre et leur comportement correspond parfaitement à ce que j’aurais pu m’imaginer en donnant vie à de telles créatures. En un mot comme en cent, j’ai apprécié l’univers et la mythologie mis en place par Agnès K. Mongili. On est loin de tout savoir mais on se doute que l’auteure a pensé à tout. Il me tarde d’en apprendre plus… surtout sur Jaym, j’avoue !

Si j’avais découvert le nom du « traitre » sans trop de problème (c’est sans doute l’élément le moins surprenant et le plus convenu de ce premier tome), j’ai en revanche été convaincue par l’histoire qui va avec. Avant d’en arriver là, toute l’intrigue se met en place. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé la construction du texte : on passe une première partie à faire la connaissance d’Ashandia jusqu’à l’annonce d’un meurtre dans les ranges des dragons puis, dans une deuxième partie, on découvre Eilidh qui doit faire face à une attaque et un massacre chez les loups. Toutes les créatures se trouvent donc réunies pour découvrir le coupable et lui faire payer ses crimes…
Ce qui est surtout très sympa dans cette construction, c’est que l’auteure a choisi de suivre ses deux héroïnes d’un point de vue interne (avec le « je »). Là où l’exercice peut être périlleux c’est que, les deux jeunes femmes étant différentes, il faut réussir à distinguer leurs deux voix… et c’est plutôt réussi ! Le lecteur suit donc l’intrigue tour à tour dans la tête d’Ashadia et d’Eilidh sans être perdu. Bravo à Agnès K. Mongili.

J’ai également apprécié la plume de l’auteure. Ce n’est certes pas de la grande littérature à la Zola, mais c’est plutôt bien écrit, fluide et assez convaincant puisque je n’ai pas eu de mal à m’imaginer les scènes. Les dialogues n’envahissent pas tout le texte et les descriptions sont plutôt bien menées. Il y a peut-être une ou deux réactions et répliques qui m’ont semblé bizarre et pas très « naturelles », mais dans l’ensemble ça glisse tout seul et ça se dévore !


Pour conclure. Je partais méfiante, inquiète à l’idée de rencontrer une héroïne vulgaire et insupportable dans un univers lu et relu. Finalement, j’ai découvert deux héroïnes pour le prix d’une, plus attachante l’une que l’autre (avec tout de même une préférence pour la fragilité d’Ashandia) dans un monde où les dragons règnent sur les autres créatures que sont les vampires, les loups-garous évidemment… mais également les phénix et les licornes, en voie de disparition !

La Sélection, Tome 1 de Kiera CASS

Lundi 7 mai 2012 à 22:10

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La Sélection, Tome 1
de
Kiera CASS
(Challenge YA / Jeunesse - 31/24,
Challenge S.T.A.R.)

Robert Laffont (Collection R),
2012, p. 344

Première Publication : 2012


Pour l'acheter : La sélection




Kiera Cass est née en Caroline du Sud
en 1981 et est diplômée en Histoire.

L'adaptation en série TV de la trilogie est en cours
de réalisation, par Warner Bros et les productrices
de The Vampire Diaries, The Shield et Angel !





Merci à Karen et à la Collection R pour cette jolie découverte...

 



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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules2/3vertdeau.jpg5 candidates. 1 couronne.
La compétition de leur vie.

Elles sont trente-cinq jeunes filles : la "Sélection" s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l'héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l'oeil des caméras...
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...




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'
http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules2/Qvertdeau.jpguatrième titre de la Collection R de Robert Laffont et quatrième bon moment même si La Sélection ne restera pas dans les annales. Si je devais faire un petit classement des quatre publications, ce premier tome de Kiera Cass arriverait en queue de peloton.
Alors oui, j’ai aimé, c’est frais, léger et plein de bons sentiments… mais peut-être un peu trop léger justement ? Le côté dystopie n’est qu’un argument pour enrober une histoire d’amour mignonne mais sans grande originalité. Malgré tout, ma lecture a été rapide et agréable… je ne boude pas mon plaisir !

Présenté comme une nouvelle dystopie, La Sélection se révèle vraiment très léger de ce côté-là, voire un peu décevant. De ce monde nouveau on ne sait quasiment rien si ce n’est le nom de la monarchie qui remplace les Etats-Unis, Illéa. Les rois et reines ne parviennent plus à engendrer de princesses pour le royaume. Le prince héritier doit donc trouver une épouse venant du peuple. Voilà pour l’explication de cette « sélection ».
Tout le monde ne semble pas apprécier la monarchie en place puisque des rebelles attaquent régulièrement le palais… Pour quelles raisons ? Dans quel but ? Grand mystère.
Que sait-on d’autre de l’univers créé par Kiera Cass ? Seulement que la population, à l’image d’Hunger Games, est divisée en classes, de 1 à 8. 1 étant le chiffre lié à la famille royale, 8 aux SDF et sans-papier. Plus vous vous éloignez de l’as, plus vous êtes pauvres et négligeables. La caste est une affaire d’héritage. Si papy était artiste, pas de bol. A vous le ventre vide et le numéro 5, comme l’héroïne, la jolie America.
Sans être particulièrement original, cet univers avait de quoi offrir quelques bonnes choses mais il est malheureusement complètement mis de côté : décor inutile, témoin d’une intrigue très fleur bleue.

http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Auteurs/kieracass.jpgEn effet, côté rebondissements, tout est très attendu : de la sélection d’America parmi des milliers de filles (malgré son désintérêt pour la compétition) à ses amours compliquées et son amitié grandissante avec le prince qu’elle ne voulait absolument pas connaître au départ. En fait, cette histoire c’est l’histoire qu’on a toutes rêvé d’écrire (et de vivre) quand on était ado. C’est typiquement le genre de textes qui ferait une bonne fanfiction car Kiera Cass écrit ce que les lectrices ont envie de lire : une petite Cendrillon du peuple (la lectrice lambda s’identifie à elle) qui vit une aventure extraordinaire et rencontre le Prince charmant. Ajoutez à cela le triangle amoureux qui pimente la chose et rehausse l’égo de l’héroïne (et oui, deux garçons qui se battent pour vous… la lectrice se sent belle et désirée donc la lectrice est comblée) et vous voilà en présence de La Sélection.
De ce fait, ce titre touche le public visé (adolescentes, jeunes adultes et adultes fleur bleue) et ça fonctionne très bien. C’est pourquoi, je l’avoue sans honte, j’ai dévoré ce premier tome comme une petite douceur sucrée venue m’apaiser, m’apporter un peu de réconfort, un peu de rêve et de légèreté dans ma journée.

Malgré tout, la lecture aurait été meilleure pour moi si l’héroïne m’avait davantage plu. Au début, je pensait qu’on allait être très amies toutes les deux : un peu rebelle sur les bords tout en étant réservée, artiste et passionnée… bref, America me plaisait. J’ai, qui plus est, apprécié le fait qu’elle renonce à son avenir heureux et tout tracé pour entrer dans un jeu qui ne l’intéresse pas… simplement afin de venir en aide à sa famille, gracieusement rémunérée pendant son absence. Malheureusement, dès son arrivée au palais, son comportement m’a agacée puis foncièrement déplu. America, censée être une jeune fille réservée voire complexée, se révèle bien sûre d’elle lorsqu’elle tient tête au prince Maxon et fomente des plans pour garder sa place. Elle qui ne voulait pas de cette sélection change radicalement d’avis. Son comportement m’a parfois laissée sceptique. C’est maladroit, peu naturel, paradoxal.
Les deux hommes de l’aventure sont différents mais manquent tous deux de charisme à mon goût. Aspen l’amoureux de la caste numéro 6 a une fierté mal placée qui m’a donné envie de le secouer. Maxon le prince, quant à lui, est un peu « tout beau tout gentil » (à la limite du niais parfois). Je lui concède tout de même une bonne répartie qui offre des face à face avec America intéressants. J’ai envie de croire qu’il a plus à offrir sans ses airs bien proprets, en tout cas je l’espère !
Du côté des 34 autres concurrentes, seules deux ont marqué mon esprit : Marlee la potentielle amie bien qu’elle me paraisse trop effacée et Céleste la garce de service sans subtilités.
Kiera Cass nous propose des personnages finalement assez manichéens. J’espère qu’elle va creuser ça par la suite.

Le résumé annonce la télé-réalité comme un aspect important de l’histoire mais en fait, elle est très peu mise en avant, souvent oubliée. Je pensais que les caméras seraient ultra-présentes, qu’il y aurait des épreuves, que ceux commandant le programme seraient plus directifs… mais en fait non. Si la présence des spectateurs n’était pas rappelée de temps en temps et si quelques soirées avec un présentateur télé n’étaient pas organisées, on pourrait complètement oublier cet aspect de voyeurisme. C’est dommage de ne pas avoir utilisé plus ce côté malsain et dérangeant.

Enfin, côté style, je n’ai pas grand-chose à dire. Ce n’est certes pas de la grande littérature (tout le monde le sait) mais cela a l’avantage de se lire très vite et très bien. C’est plus que fluide et le livre se dévore en quelques heures à peine. Une nouvelle fois, c’est le point de vue interne (le « je ») qui a été admis et qui, je pense, permet à un grand nombre de jeunes lectrices de vivre pleinement l’aventure.
A noter que pour ce quatrième titre, la Collection R conserve sa mise en page aérée et sa grosse police. La lecture est d’autant plus aisée et rapide. Par contre, le texte est finalement plus court qu’on le pensait et on regrette un peu qu’il ait été coupé à cet endroit


Pour conclure. Malgré les nombreux bémols relevés (faiblesse de la dystopie, intrigue attendue et personnages un peu agaçants), ce premier tome de La Sélection offre un moment de douceur et de légèreté qu’on savoure sans bouder son plaisir !





 
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