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Elric, Tome 1 :
Elric des Dragons

de
Michael MOORCOCK
(Challenge SFFF - 3/10)
Pocket ,
1992, p. 190

Première Publication : 1972




Pour l'acheter : Elric, Tome 1






Michael John Moorcock est un écrivain britannique, auteur de nombreux romans fantastiques et de science-fiction ; il est né le 18 décembre 1939 à Mitcham, près de Londres.

Wikipedia.





http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Habillage/Monresume.jpghttp://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Ekaki.jpglric est le prince de Menilboné, empire autrefois très puissant. Mais le jeune homme albinos, dernier représentant de la race des Dragons, ne subsiste que grâce à la prise quotidienne de drogues. Son apparente fragilité nourrit les complots et l’antipathie, notamment de la part de son cousin Yyrkoon qui cherche à le détrôner par tous les moyens. Celui-ci, puissant sorcier, tente d’assassiner Elric avant de s’enfuir en enlevant sa sœur Cymoril, la bien-aimée de l’albinos.



http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Habillage/Monavis.jpghttp://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Agrisclair.jpglors que je faisais un tour dans ma librairie d’occasion préférée il y a quelques semaines, je suis tombée sur plusieurs tomes d’Elric à 1€ pièce. J’ai hésité mais, tous les bons échos que j’avais entendus me sont revenus en tête et puis, un héros aux cheveux blancs, c’est le genre de choses qui me parlent…
Peut-être en attendais-je trop, peut-être n’était-ce pas le bon moment pour moi de faire cette découverte, mais force est de constater que j’ai été déçue et qu’en plus, quinze jours après ma lecture, je n’ai plus aucun souvenir de celle-ci ! Les tomes suivants sont d’ores et déjà dans ma PAL, peut-être me feront-ils changer d’avis…
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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Auteurs/michaelmoorcock.jpgJ’avais vraiment hâte de me plonger dans ce classique de la fantasy et de découvrir enfin l’univers de Moorcock. Le monde mis en place (l’île de Menilboné, les Dragons, les Démons,…) semble intéressant - bien que classique - mais est vraiment survolé dans ce premier tome. On apprend l’existence de quelques créatures (les Elémentaires par exemple), on découvre l’ampleur des pouvoirs des personnages, mais ça reste assez peu traité. Peut-être davantage par la suite ?
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Outre le nom célèbre de Moorcock, c’est surtout son personnage principal qui m’intriguait. Un héros albinos et apparemment faible et drogué, voilà qui me parlait. J’ai eu finalement beaucoup de mal à m’attacher à Elric, et je le regrette. Son côté antihéros marginal, seul au monde, avait tout pour me plaire, mais la sauce n’a malheureusement pas pris. De même avec les autres personnages, qu’il s’agisse de Cymoril ou de son frère, le traître Yyrkoon.
Quant à l’intrigue principale, elle m’a laissée de marbre ; jamais je n’ai adhéré à la quête d’Elric. Je n’ai pas non plus vibré à la découverte de son histoire d’amour avec Cymoril, ni à sa rivalité avec son cousin. L’histoire, le contexte et les personnages, tout était là mais il a manqué l’ingrédient magique pour que ça fonctionne : l’émotion.
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De ce fait, je rapproche beaucoup cette lecture de La Fille du roi des elfes de Lord Dunsany, grand classique du genre découvert il y a quelques années et qui m’avait alors déçue pour la même raison : le manque d’émotions. Dans les deux cas, je pense que le « problème » (enfin, ça n’engage que moi) vient du style, très distant, très impersonnel, trop froid. Cinquante ans (ou presque) séparent pourtant ces deux titres (1924 pour La Fille du roi des elfes, 1972 pour Elric des Dragons), mais le constat est le même.
Moorcock utilise, qui plus est, des figures de style proches de celles usitées en poésie. Malheureusement - et c’est très personnel - côté poésie, je suis très difficile et bien peu de poètes parviennent à me faire ressentir quelque chose alors quand il s’agit d’un texte en prose qui se veut poétique… J’ai trouvé certains passages ampoulés, un peu trop artificiels… « froids », c’est le terme qui les qualifie le mieux. Je suis une « vraie » fille, j’ai besoin du côté émotif (attention, j’ai pas dit « niais » !), j’ai envie de ressentir quelque chose quand je lis. Avec Elric : calme plat. Dommage, dommage !


Les Petits [ + ] :  Contente d’avoir enfin découvert ce classique de la fantasy. Un univers tout juste survolé dans ce premier tome mais qui promet de bonnes choses, je n’en doute pas. Un (anti)héros original et devenu culte au fil des années.
Les Petits [ - ] : Un style trop froid, des personnages trop distants et donc trop peu (voire pas du tout) d’émotions pour la lectrice que je suis. Déçue d’être passée à côté de ce héros albinos qui promettait tant…


Par Raison-et-sentiments le Jeudi 22 septembre 2011 à 0:15
Je connaissais de nom, mais pas le pitch. Comme toi il me donne (enfin te donnait dans ton cas :p) envie, mais bon c'est pas pressé et j'attendrais de le trouver d'occasion.

Un billet livresque, yeah o/
Par Pando' le Jeudi 22 septembre 2011 à 1:45
Je pense que tu devrais lire le deuxième tome un jour ou l'autre. Car ces petits moins que tu as ressenti dans ce premier tome se ressente beaucoup moins dans le suivant et les suivants si je puis dire. Je ne les ai pas tous lus et j'en ai tout un tas dans ma PAL, mais d'après mes souvenirs, le deuxième était plus riche en émotions que le premier.
Par Acr0 le Jeudi 22 septembre 2011 à 8:51
Je me souviens que tu avais dit sur FB être chagrinée de ne pas t'être attachée au personnage. A la maison, on a les versions poche et aussi l'omnibus. Autant mon Cher&Tendre m'avait conseillé de lire les premiers livres, autant par la suite (tome4/5 ?), cela devient vraiment alambiqué (encore plus!) et même un peu perché. Puisqu'apparemment, dans une bulle, Elric s'endort et voyage mentalement pour arriver... en pleine période "historique" de notre cher monde)
Par Dextarian le Vendredi 30 septembre 2011 à 13:36
Oui, on ne s'attache pas à Elric. C'est pour cela que c'est assez original. Ce n'est pas un ami ni même un frère. Les sept tomes présentent un monde en décrépitude et assez baroque. C'est un univers décadent qui court à sa perte. C'est pour cela que c'est sombre.

Quant au clacissime de l'univers, en 1972, c'était encore loin d'être aussi "classique" que maintenant. La "fantasy" était un genre mineur. C'est d'ailleurs les amateurs de jeux de rôles qui ont ainsi pu découvrir à son univers grâce au jeu de rôle "Stormbringer". :)

C'est un peu l'inverse Hawkmoon, autre personnage de Moorcock. Ce dernier, bien qu'évoluant dans un monde post-apocalyptique, est beaucoup moins noir qu'Elric. Si l'histoire est plus basique, le personnage principal est moins antipathique.

Ah et les quatre premiers tomes sont "assez chiant à mourir". :D
Par Méloë le Dimanche 20 novembre 2011 à 13:32
Arff dommage, parce que vu la description du héros, il aurait également bien pu me plaire... J'espère que la suite te plaira d'avantage et que du coup, tu me donneras envie d'ajouter cette série à ma wish-list.
 

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