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Le Monde de Narnia, Tome 5 :
L'Odyssée du Passeur d'Aurore

de C.S. LEWIS

(Lecture Commune)
Editions Gallimard Jeunesse,
2005, p. 138

Première Publication : 1952



 

Clive Staples Lewis, plus connu sous le nom de C. S. Lewis, né le 29 novembre 1898 et mort le 22 novembre 1963, était un écrivain et universitaire irlandais. Il est connu pour ses travaux sur la littérature médiévale, ses ouvrages de critique littéraire et d'apologétique du christianisme, ainsi que pour la série des Chroniques de Narnia parues entre 1950 et 1957.

Il était un ami très proche de J. R. R. Tolkien, l'auteur du Seigneur des anneaux, aux côtés duquel il a enseigné à la faculté de littérature anglaise de l'université d'Oxford ; ils faisaient tous deux partie du cercle littéraire des Inklings

Les œuvres de C. S. Lewis ont été traduites en plus de 40 langues et le recueil des Chroniques de Narnia s'est vendu à plus de 120 millions d'exemplaires dans le monde et continue à se vendre au rythme de plus d'un million d'exemplaires par an. Le Monde de Narnia a également été adapté à plusieurs reprises au théâtre et au cinéma.

 




 

Résumé trouvé sur Amazon :
 
                          Pour Edmund et Lucy, leur cousin Eustache Clarence est le garçon le plus insupportable d'Angleterre. Mais le jour où les trois enfants entrent dans un tableau et sont précipités dans les flots, à quelques brasses du navire de Caspian, roi de Narnia, Eustache perd sa belle assurance. Quelle part prendra-t-il à l'extraordinaire aventure qui les attend ?



Avis personnel :

                Déjà le billet sur le cinquième tome du Monde de Narnia, enfin, déjà… Je continue ma lecture sans grande conviction, motivée quasi uniquement car celle-ci fait l’objet d’une lecture commune avec plusieurs autres membres de Livraddict. Et puis, après ce cinquième opus, il n’en reste plus que deux à lire, on arrive bientôt au bout et je pourrai enfin placer cet énorme pavé du côté des livres lus dans ma bibliothèque ; j’en rêve depuis des mois ! Pour en revenir plus précisément à ce cinquième volet, j’étais tout de même un peu curieuse de le découvrir, car l’adaptation sort prochainement sur nos écrans (le 8 décembre 2010), ce sera la première fois que je découvrirai la version écrite avant la version film. Peut-être qu’ainsi, je préfèrerai (enfin) le texte de Lewis à la version de Disney… Je vous tiendrai au courant en temps voulu ! Pour l’heure, et en me basant uniquement sur le texte, j’avoue avoir été déçue, encore une fois ! L’Odyssée du Passeur d’Aurore ne sera toujours pas le tome qui me fera avoir un coup de cœur et ce n’est toujours pas celui-ci qui parviendra à me convaincre de la « qualité » des écrits de Lewis. Certains placent cette série du côté des chefs-d’œuvre, j’attends toujours de découvrir pourquoi ! Peut-être avec le prochain ? Je n’y crois plus trop…
                Alors que les deux plus jeunes Pevensie (Edmund et Lucy) sont chez leur oncle et leur tante, en compagnie de leur détestable cousin - Eustache -, ils font la découverte d’un tableau étrange. Quand celui-ci se met à prendre vie, les trois enfants se retrouvent quasi noyés dans la mer qu’il représentait… et les voilà à nouveau dans l’univers parallèle qu’est Narnia ! Ils sont heureusement repêchés presque immédiatement par un navire Narnien, et croyez-le si vous voulez, Caspian est à bord de celui-ci (quelle coïncidence !). Le nouveau Roi du pays a affrété un navire pour partir à la recherche des sept amis de son défunt père, qui s’étaient enfuis lors de la tyrannie de Miraz (pour l’histoire complète, c’est dans le tome précédent que ça se passe !). Bref, le navire vogue vers les îles du bout du monde, à la recherche d’hommes dont les Narniens n’ont plus de nouvelles depuis des années, dans une zone complètement inconnue d’eux… les aventures promettent d’être nombreuses et… épiques !
                Chaque chapitre apporte une aventure nouvelle (ou quasiment) sur une nouvelle île. Si on oublie le côté très « invraisemblable » de toutes ces aventures, ma lecture a été assez plaisante. J’ai aimé découvrir avec les héros, des lieux et des êtres nouveaux et je pense que je garderai un moment en tête l’histoire des Nullipotes (ces espèces de champignons humanoïdes rendus invisibles par un sortilège…). En revanche, le côté trop « facile » de l’ensemble des aventures a eu le don de m’agacer franchement. Exemple : Caspian, les deux Pevensie et Eustache se font attraper par un marchand d’esclaves, mais celui-ci tient plus du marchand joyeux que de l’esclavagiste ! Les méchants ne sont pas bien méchants dans ces différentes aventures, et les héros s’en sortent toujours haut la main, à croire que tout est facile. Mais bon, ça c’est grâce à Aslan qui est toujours là quand il faut (cette figure m’agace de plus en plus…). Mais, si je laisse ça de côté, je le répète, j’ai apprécié l’exploration de ces contrées étrangères. Et j’aurais peut-être même été jusqu’à dire que ce tome était mon préféré, si la fin, encore une fois, n’avait pas tout gâché ! Tout au long de la lecture, Lewis installe l’idée de « bout du monde », de « pays natal d’Aslan », on s’attend à quelque chose de merveilleux, quelque chose d’unique, un peu comme une apothéose finale… et en fait : « Tout ça pour ça ! » ; et pire que tout, une fois la visite terminée, il est temps pour les trois enfants de rentrer chez eux, comme si de rien était. Ils ont fait un petit tour à Narnia, ils se sont bien amusés, et hop, retour à la maison, les vacances sont terminées ! Je ne comprends pas tellement la « finalité » du truc. Alors oui, ce nouvel épisode permet aux enfants de grandir, de se tester, d’apprendre des choses, mais bon, je ne suis pas convaincue !
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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Divers2/afficheNarnia.jpg                En parlant des Pevensie, ça y est, dans ce tome il n’y a plus qu’Edmund et Lucy ; Peter et Susan ayant été jugés trop vieux pour entrer une nouvelle fois à Narnia. Et à la fin de ce nouvel opus, on apprend que c’est dorénavant le cas pour les deux derniers Pevensie. Je me demande bien quels vont être les héros des deux derniers opus (ce qui, je l’avoue, me motive encore moins à les ouvrir !). Lewis introduit un nouveau personnage ici, le cousin Eustache, un gamin détestable… qui évolue forcément en bien une fois qu’une méchante aventure lui arrive. Le procédé est un peu simpliste, mais soit, ça passe. Edmund et Lucy sont fidèles à eux-mêmes, gentils coûte que coûte, serviables… Bref, rien à signaler. Le rôle de Caspian est d’une platitude inimaginable… et franchement, le caser à la fin, avec la fille de je ne sais plus qui trouvée sur une des dernières îles visitées… ’Fin bref.
                Je crois que je cherche la petite bête, parce que pendant ma lecture, j’étais plus enthousiaste que ça ; c’est là, aujourd’hui, en rédigeant mon billet, que je pointe du doigt d’autres « détails » gênants ! Mais je me répète (oui, ça a du bon parfois !), le fait que ce tome prenne place majoritairement en mer, sur le thème de l’exploration, ça m’a plu. On voit un côté nouveau de Narnia, on découvre de nouveaux lieux (parfois des lieux très étranges, comme « l’île obscure » par exemple) et des créatures jusqu’alors insoupçonnées (les Nullipotes en tête !). Il y a des dragons, des trésors, des montagnes, des forêts, une vie sous-marine… la découverte de l’ensemble s’étalant sur plusieurs mois (il me semble, l’équipage reste parfois plusieurs semaines sur une île, en attente de vents favorables). Bref, de quoi faire ! Et ça m’a plu de constater que C.S. Lewis a quand même donné un peu d’ampleur au monde qu’il a créé et que finalement, il y a de l’originalité dans cette série ! Il nous explique une nouvelle fois la temporalité bizarre de Narnia, cette fois, l’année écoulée dans le monde « réel » équivaut à trois ans à Narnia (trois ans donc que Caspian est monté sur le trône), alors que dans le tome précédent, une année écoulée pour les Pevensie avait équivalu à des milliers d’années dans le monde d’Aslan ! Allez savoir pourquoi, ça… mystère !
                Enfin, que dire au niveau du style ? Pas grand-chose de nouveau cette fois encore mais plus ça va, plus je trouve que la lecture est « fluide » et presque « agréable » ! C’est toujours loin de me transporter, mais au moins, cette fois, j’ai réussi sans trop de problèmes à m’imaginer les lieux et les scènes. Certains dialogues sont toujours aussi inutiles et « risibles », mais bon, on se fait à tout ! Et puis, ce n’est qu’à peine 140 pages, alors ça se lit vite, on passe outre plus facilement les défauts, que si la lecture s’était étalée sur 500 pages (dans ce cas-là, j’aurais abandonné depuis longtemps ! De même s’il avait fallu lire les sept tomes d’affilée ! Inenvisageable !). Je noterai seulement que l’auteur a introduit quelques passages du « journal de bord » tenu par Eustache, grâce auxquels on a une idée encore plus flagrante du mauvais caractère et de la mauvaise foi de l’enfant. C’est original et colle bien avec l’univers de la navigation qui prévaut dans ce cinquième opus ! C’est malheureusement trop peu exploité et on a l’impression que ça vient un peu là, sans réel but. Peut-être aurait-il été intéressant de rédiger L’Odyssée du Passeur d’Aurore à travers de tels passages (chaque enfant, chaque héros aurait pu tenir un « journal de bord »), uniquement ? Peut-être un peu trop difficile pour les plus jeunes lecteurs…
                Bref. Je me relis et je constate que je suis assez dure finalement, mais en fait, j’ai pris du plaisir à cette lecture et seule la fin m’a véritablement gênée et déçue. Ce n’est qu’en rédigeant cet avis que je pointe des « défauts » qui ne m’étaient pas venus en tête sur le moment. Je chipote donc, mais le recul ça a parfois du bon ! Dans tous les cas, en sachant que les Pevensie n’apparaitront plus dorénavant, j’ai assez peu envie de me lancer dans les deux derniers volumes… mais qui sait, je m’attacherai peut-être énormément aux prochains héros !


 

Les Petits [+] : Un volume qui n’excède pas les 140 pages, qui se lit donc vite (à peine quelques heures). C.S. Lewis profite de ce cinquième volet (troisième dans l’ordre de rédaction) pour approfondir son univers. Des aventures amusantes, une exploration assez prenante. L’auteur introduit quelques passages du « journal de bord » d’Eustache, une idée intéressante (bien que trop peu mise en avant).

Les Petits [-] : La fin, toujours le gros gros problème de Lewis, à croire qu’il ne sait pas terminer ses histoires. Des méchants pas vraiment méchants, des gentils sans relief… Le personnage tout puissant d’Aslan que je supporte de moins en moins… Tout se termine toujours bien, à croire que tout est simple ! Et encore et toujours un style (une traduction) loin de me transcender (surtout au niveau des dialogues… d’une niaiserie parfois !)…

 D'autres avis : Lyra Sullyvan.


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