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Le Patient anglais
(L'Homme flambé)

de
Michael ONDAATJE
(Challenge ABC 2011 - 9/26)
Points,
1995, p. 320

Première Publication : 1992




Pour l'acheter : Le patient anglais





Philip Michael Ondaatje, né le
12 septembre
1943, est un romancier
et poète
canado-srilankais.





 
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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Qgrisfonce.jpguelque part en Italie, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, dans une villa transformée en hôpital militaire, Hana, une jeune infirmière, veille sur son unique patient : un aviateur anglais atrocement brûlé lors d'un accident d'avion dans le Sahara. Deux hommes font irruption dans la villa éventrée par les obus, et chacun tour à tour doit dévoiler son secret. Le plus énigmatique reste celui de ce patient anglais, ivre de morphine, amoureux du désert, qui raconte dans les marges des livres ses propres histoires chimériques.



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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Lorangeclair.jpge Patient anglais fait partie de ces livres que je n’ai pas l’habitude de lire mais qui me font de l’œil pour X raisons. Dans ce cas précis, c’est après l’avoir vu répertorié dans les 1001 livres qu’il faut avoir lus dans sa vie et après avoir découvert qu’une adaptation avait été tournée avec Ralph Fiennes et Colin Firth (et ouais !), que j’ai eu envie de tenter l’aventure. Je n’ai pas encore vu ce film, mais j’espère sincèrement qu’il me plaira davantage que le texte d’origine signé Michael Ondaatje.
Après avoir enchaîné les coups de cœur et les très bonnes découvertes depuis début janvier, cette lecture a été looooongue… je n’étais peut-être pas dans les meilleurs conditions pour la savourer, mais je suis certaine de ne pas m’y risquer à nouveau ; tant pis pour moi. Voilà donc la plus grosse déception de l’année 2011, pour le moment !
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Hana, jeune infirmière de 20 ans, vit seule avec un patient - soi-disant anglais - dans une villa italienne précédemment transformée en hôpital militaire. A la fin de la seconde guerre mondiale, tous les autres patients et membres du corps médical sont partis, mais elle a insisté pour rester et s’occuper de ce patient mystérieux, brûlé sur tout le corps, intransportable…
Après des semaines de vie à deux, Caravaggio, un voleur, ancien ami du père d’Hana, arrive et décide de s’installer avec eux. Un peu plus tard, c’est au tour de Kip, un sapeur indien, d’entrer dans la place. A 24 ans, il passe ses journées à risquer sa vie en désamorçant les mines laissés par les allemands…
Les quatre figures évoluent dans cette villa à moitié en ruine et apprennent à se connaitre au fil des jours…
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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Auteurs/michaelondaatje.jpgQu’il est difficile de rédiger ce billet ! J’essaye de trouver des points positifs et tente d’être la plus objective possible mais… Commençons déjà par les points négatifs pour tenter de finir sur le meilleur.
C’est long. Interminable même. Je ne m’attendais pas forcément à trouver des actions à toutes les pages, mais quand même, au moins une de temps à autre… J’essaye de mettre mes idées en place mais sincèrement, je ne me souviens que d’un passage, le seul m’ayant à peu près plu : lorsque Kip désamorce une mine dans un champ voisin de la villa et qu’Hana lui vient en aide. C’est le début d’un rapprochement entre ces deux là, et la seule scène m’ayant touchée.
Pour le reste, on suit surtout les histoires, les souvenirs des personnages, notamment le passé de Kip et celui du patient brûlé. Je pensais que découvrir les histoires de chacun serait intéressant, mais en fait non, je me suis juste ennuyée.
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En plus, Michael Ondaatje passe de la narration du moment « présent » aux souvenirs d’un personnage sans prévenir. On change donc, d’une phrase à l’autre, de lieux, de temps,… et même de pronom personnel ! Au début, j’ai vraiment eu du mal à m’habituer à ses sauts dans le passé et j’étais complètement perdue !
Pour rester du côté de la forme, j’ai trouvé certaines descriptions (notamment lorsqu’il s’agit d’histoire de mines et de bombes) interminables. J’ai d’ailleurs du sauter quelques lignes plusieurs fois pour ne pas risquer de piquer du nez trop vite.
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En ce qui concerne les personnages, et c’est un autre des soucis majeurs de ce texte, ils ne m’ont absolument pas touchée.
Caravaggio est trop peu mis en avant pour qu’on s’attache à lui. Je crois d’ailleurs que je n’ai toujours pas compris sa place dans cette histoire.
Hana, bien qu’un peu « cinglée » sur les bords, m’a semblé lisse, fade… sans intérêt.
Le patient anglais qui donne son titre à l’ouvrage a certes l’histoire la plus développée mais à quasi aucun moment elle ne m’a tenue en haleine.
Le seul personnage un brin « humain » et attachant est le jeune démineur Kip. C’est sans doute cette figure qui a sauvé ma lecture.
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Je suis vraiment déçue. Avec un contexte de fin de guerre, en « huis clos », avec quatre personnalités qui semblaient avoir du potentiel, je m’attendais à une très belle lecture. Et bien non.
Je retiens tout de même quelques passages assez beaux et « poétiques », mais c’est vraiment très rares et ne suffit pas à sauver cette lecture.
Heureusement que je ne lis quasi jamais les livres récompensés (celui-ci a obtenu le Booker Prize en 1992), car j’ai toujours l’impression de passer à côté et d’être une grosse inculte incapable de saisir la beauté d’un texte qui a su séduire un jury de professionnels…
Peut-être que l’adaptation me fera découvrir cette œuvre sous un angle nouveau… Du moins, espérons !
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Les Petits [ + ] : Le personnage de Kip, le seul que je retiens. Quelques beaux passages, au niveau de la pume, mais c’est trop rare pour remonter mon avis général.
Les Petits [ - ] : Je me demande encore quel est le « but » de ce livre, je crois que je suis complètement passée à côté, et je n’ai même pas saisi la fin ! Les personnages et leurs histoires n’ont pas su m’intéresser. J’ai trouvé ça long, interminable même ! Et je me suis souvent perdue dans les passages de la narration du « présent » aux souvenirs des figures… Une énorme déception !


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Colette
à la recherche de l'Amour

de
René BARJAVEL
(Copie)
Nouvelle Province Littéraire,
1934, p. 45

Première Publication : 1934










Je vous invite à visiter le Barjaweb - la Bible dans le domaine -
dont sont tirées les quelques lignes suivantes.



René Barjavel est né le 24 janvier 1911 à Nyons (Drome). Fils de boulanger, petit fils de paysans, il fait ses études au collège de Nyons puis à celui de Cusset dans l'Allier. Après le bachot, il fait de nombreux métiers pour gagner sa vie: pion, employé de banque, conférencier... Il débute à dix-huit ans dans le journalisme au Progrès de l'Allier, à Moulins.
Il devient en 1935 secrétaire de rédaction de la revue Le Document, puis chef de la fabrication des éditions Denoël. Il collabore à divers journaux, en particulier au Merle Blanc, comme critique cinématographique. Il fait la guerre comme caporal-cuistot dans un régiment de zouaves. Démobilisé en 1940, il fonde à Montpellier L'Echo des Etudiants, y fait débuter Jacques Laurent, François Chalais, Yvan Christ, etc, parmi d'autres qui ont fait leur chemin. Rentré à Paris, il y publie une série de romans d'anticipation qui font de lui le précurseur de la vogue de la "science-fiction". Il écrit un "Essai sur les formes futures du cinéma", « Cinéma Total », dont un grand nombre de prédictions se sont depuis réalisées. Les autres sont pour l'avenir... Puis un grand roman d'amour, Tarendol dont Duvivier achète les droits pour le cinéma. En 1947, il fait pour Georges Régnier, sa première adaptation et son premier dialogue de cinéma: Paysans noirs. Puis Le Petit Monde de Don Camillo, pour Duvivier. Parmi les films auxquels il a collaboré, citons les autres Don Camillo, l'Etrange Désir de M.Bard, Femmes sans nom, le Mouton à cinq pattes, les chiffonniers d'Emmaüs (d'après le livre de Boris Simon), La terreur des Dames, Till l'Espiègle, l'homme à l'imperméable, le Cas du Docteur Laurent, les Misérables, le Guépard, etc. Il réalise lui-même plusieurs courts métrages.
Il écrit deux pièces de théâtre de science-fiction : « Le Voyageur Imprudent » et « Mme Jonas dans la baleine ». Après un long intermède au cinéma pendant lequel il n'a presque rien publié, René Barjavel a commencé avec « La Nuit des Temps » et « Le Grand Secret », une seconde carrière de romancier et une nouvelle activité de journaliste avec une chronique hebdomadaire dans Le Journal du Dimanche. Il a également écrit des chansons. Il se livrait, quand il en avait le temps, a une passion, la photographie en couleurs, illustrée par un album (Les Fleurs, la vie). Il est décédé en 1985.



 
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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Ableuturquoise.jpgnalyse du thème de l'Amour dans l'Oeuvre de Colette.
Adaptation d'une conférence faite à Vichy le 21 Février 1934 et à Moulins le 13 Mars de la même année, revue et augmentée d'une lettre et de quelques citations.



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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Cbleuturquoise.jpgeux qui me connaissent un minimum savent à quel point je suis attachée à cet auteur qu’est René Barjavel. J’essaye de trouver une explication rationnelle à cette « passion » mais je n’en trouve pas. De toute façon, c’est bien le propre de la passion. Collectionneuse dans l’âme, il est donc logique que je tente de rassembler toutes les œuvres de l’auteur, et il y en a quand même quelques-unes… certaines étant même difficilement trouvables.
Imaginez ma surprise et ma joie lorsque Pierre Creveuil, Président de l’Association des amis de René Barjavel, m’a proposé de m’envoyer une copie de Colette à la recherche de l’Amour, premier « livre » de l’écrivain, introuvable ! Je ne sais pas s’il repassera par là, mais je le remercie à nouveau infiniment pour ce beau cadeau !
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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Auteurs/Barjavel-copie-1.jpgAlors, Colette à la recherche de l’Amour, qu’est-ce que c’est ? Et bien, c’est la version papier des conférences données à Vichy et Moulins en 1934. [Si seulement j’avais pu naître quelques décennies plus tôt… qui sait, j’aurais peut-être pu y assister ! Mes parents vivent à 25kms de Moulins, et j’y ai fait mes trois années de lycée !] Ce n’est donc pas un roman mais plutôt un court « essai », 45 pages qui abritent les sentiments de l’auteur vis-à-vis de Colette. Celle-ci avait 61 ans en 1934, Barjavel seulement 23.
Avec ses mots et un brin de la naïveté de son jeune âge, il nous parle de cette auteure qu’il admire. Il nous parle de Colette la femme de lettres, mais surtout de Colette la jeune femme passionnée.
Après une rapide introduction, il s’attarde un petit peu sur chaque moment clef de la vie de la Dame, reliant ces évènements avec ceux des livres qu’elle a écrits (notamment la série des Claudine). Je me souviens d’un de mes profs de lettres à la fac qui nous prévenait du danger de vouloir absolument trouver une illustration de la vie d’un auteur dans ses écrits. Je ne connais pas assez bien la vie de Colette et son œuvre pour faire des parallèles ou pour juger ceux qui en ont fait, ici Barjavel.
Ce n’est pas inintéressant, loin de là, cela donne juste une impression de « simplicité », de « naïveté ». Mais après tout, l’œuvre de Colette est peut-être un parfait reflet de sa vie et Barjavel n’avait que 23 ans au moment de ces conférences (et de toute façon, c’est Barjavel, alors je suis prête à lui pardonner n’importe quelle « naïveté » !)…
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Outre le sujet de cette « étude », j’ai apprécié découvrir que René Barjavel, malgré son jeune âge, avait déjà cette plume et cette conception de l’Amour que j’aime tant chez lui ! Et en parlant de cette dernière, à la fin de ce court ouvrage, il ajoute la lettre d’une grand-mère qui réagit après avoir assisté à la conférence, lui reprochant de parler de quelque chose qu’il ne peut connaître, trop jeune pour pouvoir juger l’Amour et surtout la place de ce sentiment dans la vie d’une femme. Et Barjavel de répondre avec beaucoup d’humour : « Voilà qui remettrait à leur place mes prétentions, si je n’avais eu d’autres désirs que d’exprimer, de la façon qu’il m’a plu, mon admiration pour celle qui est le plus grand écrivain de notre temps. »
Après ces 45 pages et cette conclusion « celle qui est le plus grand écrivain de notre temps », il ne m’en faut pas plus pour me donner envie de me plonger dans l’œuvre complète de cette femme hors du commun et de continuer ma découverte de Barjavel, bien évidemment !
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A nouveau, je remercie très chaleureusement Pierre Creveuil pour l’envoi de cette copie et sa gentillesse ; et vous encourage à aller lire la page qu’il a consacré à Colette à la recherche de l’Amour, ici.
Et pour ceux qui seraient intéressés par Barjavel, je fais passer l’information également donnée par Monsieur Creveuil : de nombreuses vidéos et enregistrements audio de l'auteur sont disponibles sur l’Institut National de l’Audiovisuel (Ina.fr) ; régalez-vous !


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Stardust.
Le Mystère de l'étoile

2006, 2h02

d'après Stardust
de Neil GAIMAN


Réalisé par Matthew VAUGHN

Avec : Charlie Cox (Tristan Thorne),
Claire Danes (Yvaine),
Michelle Pfeiffer (Lamia),
Robert De Niro (Capitaine Shakespeare),
Mark Strong (Septimus),
Ben Barnes (Dunstan Thorne jeune),
Sienna Miller (Victoria),
Henry Cavill (Humphrey),

...


> Fiche IMDb <



Pour l'acheter : Stardust - Le mystère de l'étoile 




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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Dorangefonce.jpgunstan Thorne, jeune homme habitant la ville de Mur (« Wall » dans la version originale) - ainsi nommée car elle est entourée d’un mur qu’il est interdit de franchir -, parvient un jour à s’enfuir. Il erre quelques temps, rencontre une jolie jeune fille prisonnière d’une sorcière sur le marché, et finit par rentrer chez lui. Neuf mois plus tard, un nourrisson est déposé au gardien du mur à son intention. Son nom est Tristan.
Dix-huit ans s’écoule à Mur. Tristan est devenu un jeune homme un peu gauche, travaillant à l’épicerie du village. Fou amoureux de la jolie Victoria, il ne se rend pas compte du comportement moqueur de celle-ci. Pour l’impressionner et faire mieux qu’Humphrey, le bellâtre, il lui promet qu’il trouvera un moyen de quitter Mur pour lui rapporter l’étoile filante passée au dessus d’eux et tombée des kilomètres plus loin… Car, effectivement, une étoile est tombée ce soir-là… Les trois sœurs sorcières l’ont vue et sont bien décidées à la capturer pour arracher son cœur, le gober et ainsi retrouver leur ancienne jeunesse… De leur côté, les deux derniers fils du défunt roi de Stormhold se lancent à la poursuite de la pierre qui fera accéder l’un d’entre eux au trône ; pierre que l’étoile a en sa possession…
Tristan, les sorcières et les deux princes ; les voilà tous à la poursuite de l’étoile… qui se révèle être une jolie jeune femme prénommée Yvaine.



http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Habillage/Monavis.jpghttp://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Lbleutresfonce.jpga première fois que j’ai entendu parler de Stardust, le mystère de l’étoile, c’est une connaissance qui me l’avait conseillé. Je n’avais alors aucune idée de l’histoire et savais encore moins qu’il s’agissait de l’adaptation d’un livre de Neil Gaiman. Dès mon premier visionnage, j’ai adoré.
Depuis, j’ai lu l’œuvre originale de Gaiman et je dois avouer qu’elle m’a déçue. Je n’ai pas retrouvé tout l’humour, la « féerie » qui me plait tant dans ce film… Cette adaptation fait donc partie des rares adaptations que je préfère au livre d’origine… L’ordre de découverte a-t-il une quelconque importance ? J’en ai bien l’impression (car j’ai aussi ce sentiment avec un autre livre de l’anglais et son adaptation : Coraline)…
En tout cas ici, que ce soient les acteurs, les décors, la musique ou le scénario en lui-même… j’aime absolument tout ! Et si vous ne l’avez pas encore compris : regardez Stardust, il faut absolument le voir !
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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Adaptations/clairedanes47.jpgMatthew Vaughn, le réalisateur, nous offre là un beau spectacle. Le scénario, je m’en suis rendue compte après ma lecture, n’est pas toujours fidèle à la trame créée par Neil Gaiman, mais c’est tant mieux. Je remercie le réalisateur qui a su tirer partie de ces modifications pour accentuer l’humour du texte d’origine et le côté féérique. Pour l’humour, je pense notamment à la scène du combat des pirates sur le bateau volant, sur fond de French Cancan ou aux princes fantômes… Quant à la féérie, il n’y a qu’à comparer les deux fins pour se rendre compte de la différence selon le support. Et je préfère largement le dénouement proposé par Matthew Vaughn ; c’est certes un peu plus « comédie romantique », mais c’est parfaitement dans le ton de ce qui précède. Je félicite également le réalisateur pour son travail sur les personnages, notamment sur celui d’Yvaine qui a une vraie profondeur à l’écran, contrairement à son rôle de « potiche » chez Gaiman (sans doute le point qui m’avait le plus déstabilisée et déçue lors de ma lecture).
Je dis bravo aux créateurs d’effets spéciaux ! Le bateau volant, le piège de l’auberge, le bonheur de l’étoile, le rajeunissement ou vieillissement de Lamia,… je ne suis pas une spécialiste, mais à mon goût, c’est bien fait et très agréable à regarder. De même que les décors ou les costumes ! Un gros plus pour les tenues et coiffures de la sorcière Lamia, quelle classe ! En revanche, je ne suis pas très convaincue par la robe argentée métallique de l’étoile ; la costumière s’explique sur celle-ci dans le making of, mais… bof.
Comme le réalisateur, le compositeur Ilan Eshkeri m’était complètement inconnu. Mais le duo fonctionne très bien et les musiques s’accordent parfaitement aux images ! Epique, magistrale, je ne me lasse pas decette bande originale  (c'est un lien) que j’écoute régulièrement, les morceaux « Septimus » et « Shooting star » en tête !
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Quand on se penche sur les acteurs, c’est amusant mais on constate vite que tous ont des noms plus ou moins connus, sauf celui qui incarne Tristan le héros : Charlie Cox (d’ailleurs, son nom n’apparaît même pas en tête d’affiche…). Total inconnu (du moins pour moi), je le trouve cependant brillant. Du timide et gauche garçon au départ, il évolue en jeune homme courageux et sacrément mignon. Comme quoi, l’habit (et les cheveux) fait le moine ! Claire Danes incarne l’étoile Yvaine. Je ne sais pas trop pourquoi, mais je n’accroche pas trop à cette actrice. Déjà dans Romeo + Juliette de Baz Luhrmann, je trouve que c’est le « point faible » du couple… Elle est sympathique, mais elle ne me fait ni chaud ni froid.
http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Adaptations/michellepfeiffer.jpgA mon goût, le gros point positif du casting, c’est Michelle Pfeiffer dans le rôle de la sorcière Lamia. Belle, séductrice, puissante et extrêmement dangereuse ; elle est parfaite. Et je veux ses cheveux ! Autre grand nom du cinéma avec un rôle principal : Robert De Niro. Hilarant en Capitaine Shakespeare ! Rien que pour sa prestation dans la scène du combat sur un French Cancan, il faut voir ce film ! J’apprécie vraiment que des acteurs renommés n’aient pas peur du ridicule et acceptent un tel rôle… Dernier acteur avec un rôle important, et non des moindres : Mark Strong qui incarne le prince Septimus, rusé et cruel. Après son rôle du gentil Knightley dans Emma, c’est étrange de le découvrir une épée à la main… mais je le trouve également parfait dans ce rôle !
Notons l’apparition du beau Ben Barnes alias Dunstan Thorne jeune, de Sienna Miller parfaite dans le rôle de la peste Victoria très bien assortie à son Humphrey / Henry Cavill qui nous réserve une surprise très amusante dans les toutes dernières minutes… Un casting de rêve même pour les seconds rôles… C’est du tout bon !
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Je possède le DVD en version simple (je ne suis pas certaine qu’il existe en version collector) et même si les bonus ne sont pas très nombreux, ils sont quand même bien agréables.
Je me suis régalée avec la demi-heure du making of (malheureusement seulement sous-titré en anglais) dans lequel on croise le réalisateur évidemment, mais également Neil Gaiman qui s’est déplacé plusieurs fois en personne sur les lieux du tournage. On passe également un peu de temps en compagnie de la plupart des acteurs et des membres de l’équipe de tournage (directeur des effets spéciaux, costumière,…). Les autres bonus sont rares et courts, mais valent le coup d’œil : cinq minutes de scènes coupées (avec les princes fantômes notamment) et cinq minutes de bêtisier pendant lequel on constate que Charlie Cox alias Tristan doit être du genre maladroit vu le nombre de fois où il se casse la figure… (Je n'ai pas résisté et vous ai mis la vidéo, la deuxième... les chutes de l'acteur démarre vers 3'). J’ai pris l’habitude de voir Stardust en français, mais il faudrait que je teste la version anglaise sous-titrée, un de ces jours…


Les Petits [+] :
Une histoire féérique et bourrée d’humour. De très bons acteurs : Charlie Cox (inconnu mais prometteur !), Michelle Pfeiffer (magnifique !), Robert de Niro (à mourir de rire !)… De beaux effets spéciaux, de magnifiques décors,… Une bande originale grandiose, le morceau « Septimus » sur le podium ! Des bonus sympathiques : making of, bêtisier, scènes coupées.
Les Petits [-] :
J’ai un peu de mal avec Claire Danes, sans trop savoir pourquoi. Les fans du texte de Gaiman grinceront peut-être des dents en découvrant les changements, mais personnellement, je les trouve plus que bienvenus !








 
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Harry Potter, 1 :
A l'école des sorciers

2001, 2h22

d'après Harry Potter, Book 1
de J.K. ROWLING


Réalisé par Chris COLUMBUS

Avec : Daniel Radcliffe (Harry Potter),
Rupert Grint (Ron Weasley),
Emma Watson (Hermione Granger),
Tom Felton (Drago Malefoy),
Matthew Lewis (Neville Londubat),
Alan Rickman (Severus Rogue),
Maggie Smith (Minerva McGonagall),
Richard Harris (Albus Dumbledore),
Robbie Coltrane (Hagrid),

...


> Fiche IMDb <



Pour l'acheter : Harry Potter I : A l'Ecole des Sorciers




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Faut-il vraiment dévoiler les grandes lignes d’un scénario si célèbre ? Y a-t-il encore des êtres humains qui n’ont pas vu ce film ? Ou qui n’ont pas lu le livre écrit par J.K. Rowling ? Réparez tout de suite cette erreur ! Ruez-vous sur le support papier pour commencer et prolongez la magie avec la version sur grand écran !
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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Borangeclair.jpgref. Harry Potter est un petit orphelin de bientôt 11 ans, élevé par les Dursley : son oncle Vernon, sa tante Pétunia et son horrible cousin Dudley depuis la mort de ses parents dix ans plus tôt. Alors que son onzième anniversaire approche à grands pas, les évènements étranges se multiplient autour de lui ; le plus fréquent et non des moindres étant ce courrier à son intention qui se multiplient, « poster » par des hiboux !
Les choses s’éclaircissent avec l’arrivée « indésirable » d’Hagrid, géant hirsute qui explique à Harry ce qu’il devrait savoir depuis des années. Ses parents, tous les deux sorciers, n’ont pas péri dans un accident de voiture comme le prétendaient les Dursley, mais ont été assassinés par le plus grand mage noir de tous les temps et la cicatrice en forme d’éclair qu’il a sur le front est la marque laissé par le mauvais sort qui devait le tuer…
Harry est le garçon qui a survécu et il va devoir composer avec cette nouvelles notoriété dès son premier jour dans sa nouvelle école : Poudlard, l’école anglaise de sorcellerie…



http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Habillage/Monavis.jpghttp://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Hbleuclair.jpgarry Potter à l’école des sorciers… Je me souviens être allée le voir deux fois au cinéma à sa sortie en 2001, et j’ai encore en tête quelques images de ces jours-là alors que j’avais 14 ans environ (notamment l’endroit où j’étais placée dans la salle de cinéma…). C’est peu dire que d’affirmer que ce film m’a marquée ! Et si on jette un œil sur l’état de mon coffret collector… on comprend vite que j’ai vu et revu ce premier opus un bon paquet de fois ! Et vous voulez que je vous dise ? Dix ans après ces fameuses séances au cinéma, je réagis toujours de la même façon : je frissonne, souris béatement, ai la chair de poule et les larmes aux yeux… tout ça en un peu moins de 2h30. Alors oui, les antis vous diront qu’il y a plein de défauts et qu’il ne rend pas hommage au premier tome écrit par J.K. Rowling… et bien moi, j’affirme que c’est une adaptation plutôt fidèle, qui respecte bien l’œuvre originale et surtout, qui fait rêver !
Je ne m’en lasse pas, la regarde toujours avec autant de plaisir et compte bien en faire un énième visionnage dès que possible !
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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Adaptations/matthewlewis.jpgLa magie est au cœur de cette histoire et la magie est également sur les écrans grâce à une réalisation maitrisée. Chris Columbus semble être habitué à devoir plaire à un jeune public puisqu’il a notamment à son actif, avant 2001, Maman j’ai raté l’avion et Madame Doubtfire. Autant dire que l’humour et le « rêve » sont dans son quotidien ! Et sur ces points, je trouve qu’il a su utiliser le texte original à bon escient. Bien sûr, quelques scènes sautent, d’autres sont légèrement modifiées (notamment en ce qui concerne la présence ou non de certains personnages) mais dans l’ensemble, tous les changements sont « intelligents » et ont leurs raisons. Je pense par exemple à la scène de la retenue dans la forêt interdite pendant laquelle Ron remplace Neville. Il est évident que dès le premier film, le réalisateur a voulu mettre en avant les trois acteurs principaux et les liens étroits qui existent entre leur personnage respectif. Dommage pour Neville (personnage que j’adore) mais son courage et son importance ne sont quand même pas oubliés et sont mis en avant par la suite.
Au niveau des décors, en voyant le Chemin de Traverse et le château de Poudlard, on ne peut que dire : « Waouh » ! C’est exactement comme je me l’imaginais, magique ! Seul peut-être la découverte des escaliers qui n’en font qu’à leur tête m’a déçue… Pour le reste, les effets spéciaux concernant la magie : métamorphose, Choixpeau magique, dragon… tout est très bien fait, avec un petit bémol pour les scènes de Quidditch, mais ça s’améliore dans les films suivants.
L’énorme point fort de ce premier opus (et de la saga en général) c’est la musique, signée ici John Williams. Si vous ne connaissez pas son nom, vous connaissez par contre ses compositions qui ont servi les plus grands classiques du cinéma : E.T., Indiana Jones, Jurassik Park ou encore Star Wars ! Pas étonnant que le thème du petit sorcier soit devenu si célèbre ! La bande originale est extraordinaire, elle colle parfaitement aux images et décuple les émotions… je ne me lasse pas de l’écouter et le fait fréquemment lorsque je lis et rédige mes billets !
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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Adaptations/alanrickman.jpgVenons-en aux acteurs. La plupart sont des enfants totalement inconnus avant d’être choisis pour interpréter les petits sorciers. A commencer par le héros, incarné par le jeune Daniel Radcliffe. En dehors de ses yeux qui sont bleus (et non verts comme dans le livre), il correspond plutôt bien à l’image que je me faisais de Harry. De même pour Ruper Grint alias Ron Weasley et Emma Watson alias Hermione Granger. Mais à force de revoir ce premier volet, je me rends compte que déjà, le petit rouquin a un potentiel comique et un jeu très prometteurs. La petite intello à la tignasse en broussaille est aussi insupportable que je l’imaginais. Finalement, le point le plus faible du trio, et ce également par la suite, c’est bel et bien Daniel Radcliffe. Du côté des enfants, on notera également les prestations remarquées et appréciées de Tom Felton, le petit blondinet qui incarne un Drago Malefoy Serpentard jusqu’au bout des cheveux ; et un Neville Londubat maladroit et adorable, interprété par Matthew Lewis, un acteur prometteur.
Tous ces jeunes inconnus sont épaulés par des acteurs de talent qu’on ne présente plus. Mon préféré, et tous mes lecteurs habitués le savent, n’est autre que le génialissime Alan Rickman (vu dans Raison et sentiments, Love Actually, Sweeney Todd,…) qui donne vie au Professeur Rogue. Le rôle était fait pour lui ! La première fois que j’ai vu Harry Potter à l’école des sorciers, j’ai été très surprise de retrouver la mère supérieure de Sister Act, Maggie Smith, dans le rôle de la très stricte Professeur McGonagall. Pour les autres, on notera Richard Harris pour incarner le magistral Dumbledore, qui décède malheureusement en 2002 et est donc remplacé par Michael Gambon à partir du troisième volet. Quant à Robbie Coltrane alias Hagrid, sa présence impressionnante guide Harry et le soutient, dans ce premier opus… et dans tous les suivants !
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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Adaptations/tomfelton.jpgEt pour parfaire le film, le coffret collector nous offre un cd complet de bonus ! Sous forme de jeux très interactifs, les plus jeunes pourront visiter le Chemin de Traverse et le château de Poudlard, tout en retrouvant tous les détails appris précédemment dans le film ! Bon, c’est parfois difficile d’accéder à tous les bonus (pour faire des achats dans le Chemin de Traverse, il faut de l’argent et pour en retirer à Gringotts, il faut la clef de son coffre, clef que j’ai eu du mal à trouver !), mais les enfants prendront énormément de plaisir à fureter un peu partout.
Pour les adultes, les bonus sont moins nombreux (scènes inédites, interviews,…), mais comme les amateurs d’Harry Potter sont de grands enfants, ça ne pose pas réellement de problèmes…
Enfin, je vous conseille très fortement de (re)découvrir cette adaptation en anglais pour profiter des noms originaux. Vous pouvez évidemment choisir les sous-titres en français ou en anglais ; et pour les moins courageux, la version française est évidemment présente.


Les Petits [+] :
Une histoire magique qui plaira à tous ! Une adaptation fidèle aussi bien du point de vue « narratif » qu’en ce qui concerne l’univers créé par J.K. Rowling. Rupert Grint est l’acteur le plus prometteur des trois héros. Les acteurs adultes sont parfait dans leur rôle respectif et soutiennent les plus jeunes. La musique de John Williams est magnifique, inoubliable et décuple les émotions transmises par les images. Enormément de bonus très interactifs pour les plus jeunes ou les enfants qui sommeillent en nous.
Les Petits [-] :
Les jeunes acteurs sont débutants et ont donc encore besoin de s’améliorer, surtout Daniel Radcliffe. Quelques effets spéciaux un peu moins réussis, les scènes de Quidditch notamment.






 

Alice au pays des merveilles, Tim BURTON

Samedi 26 février 2011 à 20:44

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Alice au pays des merveilles

2009, 1h49

inspiré d'Alice au pays des merveilles
de Lewis CARROLL


Réalisé par Tim BURTON

Avec : Mia Wasikowska (Alice),
Johnny Depp (le Chapelier fou),
Helena Bonham Carter (la Reine Rouge),
Anne Hathaway (la Reine Blanche),
Alan Rickman (la voix d'Absolem),
Christopher Lee (la voix du Jabberwocky),

...



> Fiche IMDb <



Pour l'acheter : Alice au Pays des Merveilles 



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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Avertanis.jpglice n’est plus la petite blondinette qu’elle était la première fois qu’elle était venue faire un tour au Pays des merveilles. A 19 ans, de retour au pays du Chapelier fou, après avoir fui une demande en mariage, la demoiselle a perdu sa « plussoyance ». Certaine qu’elle rêve, Alice (re)croise des créatures toutes plus bizarres les unes que les autres.
Bientôt poursuivie par le Valet au service de la Reine Rouge, elle doit s’emparer de l’épée Vorpaline pour pouvoir affronter le Jabberwocky le moment venu, le jour Frabieux ; afin de délivrer le Pays des merveilles de l’emprise de la Reine Rouge et rendre la couronne à la sœur de celle-ci, la Reine Blanche.



http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Habillage/Monavis.jpghttp://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Majuscules/Dorangefonce.jpgepuis quelques années maintenant, Tim Burton est LE réalisateur que je suis. Et il semble également à la « mode » pour un paquet de monde. Je vais rarement au cinéma mais je suis prête à payer 15€ pour découvrir le nouveau Burton en avant-première, en VOST et en 3D. En sortant de cette séance qui avait fait un trou sur mon compte en banque, j’étais plutôt mitigée mais quand même à tendance positive.
Aujourd’hui, après plusieurs revisionnages chez moi aussi bien en français qu’en anglais mais sans la 3D (de toute façon, elle ne sert à rien !), Alice au pays des merveilles arrive assez loin dans mon Top Tim Burton, mais je l’aime quand même bien…
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Les lecteurs d’Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll pourront se rendre compte que la version de Burton n’est pas vraiment une adaptation du texte, mais plutôt une « suite ». N’ayant pas encore lu De l’autre côté du miroir, la « suite » offerte par Lewis Carroll, je ne peux confirmer ou infirmer la fidélité du film ; mais il semblerait qu’en fait, le réalisateur ait fait un petit mélange des deux titres de l’écrivain anglais et y ait ajouté sa patte.
En parlant de ça, beaucoup reprochent à ce film de ne pas être un « vrai » Burton et d’être trop marqué Disney. Alors oui, la marque Disney est assurément présente mais il y a des moments où il faut arrêter les « conneries »… Si Burton n’était pas satisfait du rendu final, il n’aurait sans doute pas laissé le film en état. Aujourd’hui, il est, à mon avis, assez influent pour dicter sa propre volonté, à Disney ou à quiconque. Si le film est sorti exactement tel qu’il est, c’est bien que Burton l’a voulu et que le résultat lui plaisait un minimum, non ?!
Le point un peu faible d’Alice au pays des merveilles, et c’est là qu’on peut, à mon avis, trouver le côté Disney, c’est le scénario un peu bateau, pas très développé et à la limite du « cul-cul ». Cela dit, personnellement, j’aime Disney alors ça ne me dérange pas plus que ça. En revanche, j’ai adoré retrouvé la patte « burtonienne » au niveau de l’esthétisme : les décors (l’arbre mort à la Sleepy Hollow), les costumes (les rayures par exemple) et même les couleurs. Visuellement, c’est vraiment magnifique. Les effets spéciaux avec les animaux animés, les changements de taille d’Alice ou encore la tête énorme de la Reine Rouge sont très bien rendus. C’est maitrisé et donc très agréable à regarder.
Niveau musique et sans aucune surprise, on retrouve Danny Elfman, le grand copain du réalisateur qui avait déjà œuvré sur la plupart des créations de son ami : Edward au mains d’argent, L’Etrange Noël de Monsieur Jack, Sleepy Hollow, Big Fish,…. Malheureusement, à part un ou deux morceaux marquants, je suis un peu déçue par cette bande originale qui est loin d’être inoubliable…
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http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/images/Adaptations/carterburton.jpgMaintenant, venons-en aux acteurs et commençons par les principaux.
Mia Wasikowska (qui sera bientôt à l’affiche dans le rôle de Jane Eyre) est certes bien mignonne, mais je la trouve un peu fade pour le rôle d’Alice. Trop effacée, trop « figée »… niveau « émotions », il n’y a pas grand-chose, mais elle est encore jeune. Heureusement, Johnny Depp alias le Chapelier fou est… complètement fou ! Maquillé à l’extrême, on reconnait cependant son jeu inimitable et encore une fois, je salue son travail d’acteur sur les expressions et regards. C’est définitivement un grand du cinéma ! A ses côtés, on retrouve une Helena Bonham Carter au sommet de son art. Ses « Qu’on lui coupe la tête ! » sont un délice et m’ont fait mourir de rire ! Le trio Depp/Carter/Burton était déjà fameux dans Sweeney Todd, mais plus le temps passe et plus la cohérence entre les trois personnalités est grande et se ressent à l’écran ! Vivement leur future collaboration ! Autre actrice « principale » en chair et en os à faire son apparition dans ce film : Anne Hathaway. Bon, je m’excuse d’ors et déjà auprès de ses fans, mais c’est une actrice que je ne supporte pas, c’est physique. Elle m’horripilait déjà dans Le Diable s’habille en Prada mais là, en Reine Blanche maniérée, c’est pire que tout ! J’excuse la « faiblesse » du jeu de Mia Wasikowska de par son jeune âge, mais je trouve Anne Hathaway vraiment très en dessous des autres acteurs…
Un petit mot sur des acteurs que j’adore qui, certes, ne prêtent ici que leur voix, mais qui donnent corps à leur personnage. A commencer par Alan Rickman et sa voix reconnaissable entre toutes ! La chenille Absolem aurait presque des airs du Professeurs Rogue ! Vient ensuite Christopher Lee ; qui d’autre aurait pu doubler le magistral et effrayant Jabberwocky que celui qui incarnait le traître et charismatique Saroumane ! Notons également un acteur que je ne connaissais pas avant de voir Sweeney Todd et les Harry Potter : Timothy Spall, que j’ai été surprise de reconnaître derrière la voix du chien Bayard. Vous pouvez le retrouver en ce moment auprès d’Helena Bonham Carter dans l’excellent Discours d’un roi (que je vous conseille très fortement !).
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Habituellement, j’aime acheter mes DVDs sous le format collector pour pouvoir profiter des bonus, surtout lorsqu’il s’agit d’un film de Tim Burton ou d’un film que j’ai beaucoup aimé. Cette fois, j’ai profité des soldes pour acquérir celui-ci… en version simple. Les bonus sont donc très peu nombreux, mais il fallait s’y attendre. A noter surtout un petit reportage sur les effets spéciaux du Pays des merveilles, très intéressant.
Pour le reste, on pourra savourer la version anglaise sous-titre (en français ou en anglais, à votre guise) mais aucune autre langue n'est présente. Cela dit, pour un DVD en format simple, c’est déjà pas si mal et je m’en contente !


Les Petits [+] :
Des acteurs très bons : Johnny Depp et Helena Bonham Carter en tête. De superbes effets spéciaux (les animaux animés, les changements de taille d’Alice, la grosse tête de la Reine Rouge,…). Visuellement c’est magnifique : les décors, les costumes, les couleurs… C’est complètement loufoque et bourré d’humour ; mais avec le mélange Carroll/Burton, je n’en attendais pas moins !
Les Petits [-] :
Le scénario est un peu bateau mais ça reste agréable. Mia Wasikoska est un peu fade en Alice et Anne Hathaway est juste insupportable. Peu de bonus mais c’est déjà pas mal pour une version simple.





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